Le Défunt : aussi drôle qu’absurde et excessif

October 26, 2018

(Source : Lextimes)

 

« Le défunt », d'après le texte éponyme (in Sept impromptus à loisir, Julliard, St-Amand-Montrond, 1961, 191 p.) de René de Obaldia. Mise en scène par Patrick Rouzaud. Avec Mahmoud Ktari (Julie) et Patrick Rouzaud (Mme de Crampon). Au théâtre la Croisée des chemins1. Jusqu'au 3 novembre 2018. 50'.

 

Grand classique de l’académicien René de Obaldia immortalisé en 1978 pour le petit écran par Maria Pacôme et Micheline Presle dans un lavoir automatique, le Défunt est une très courte petite pièce de théâtre d’une vingtaine de minutes à peine.

 

Julie évoque avec Mme de Crampon le souvenir de son défunt mari, Victor, mort trois ans plus tôt. Confidence après confidence, la véritable personnalité perfide de cet homme hypersexué et pourtant très raffiné va se révéler au fur et à mesure des échanges dont la teneur va surprendre autant l’une que l’autre et elles se quitteront en se disant « À demain » pour un nouvel échange sur Victor le lendemain comme la veille.

 

Partant du texte aussi drôle qu’absurde et excessif de de Obaldia, Patrick Rouzaud en rajoute une bonne petite couche en nous livrant une version complètement inédite avec deux ouvriers du bâtiment qui campent les rôles de Julie et de Mme de Crampon pendant leur pause déjeuner et après s’être quittées, elles reviennent plus guillerettes pour une deuxième version surjouée encore plus délirante que la première.

 

Il s’agit d’un « exercice de style », nous dit Mahmoud Ktari, pour donner à montrer « toute la richesse du théâtre » et qu’il peut y avoir « plusieurs lectures d’un même texte » tout en lui restant fidèle.

 

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